
Au
programme, présentation de la méthodologie et des conclusions par
le cabinet DHI et réponses aux
interrogations des participants (lien
vers les 3 docts transmis par la préfecture : Présentation - Compte-rendu - Cartes).
Risque,
aléa, enjeu...
Le risque
est la combinaison
d’un aléa
(événement
susceptible de porter atteinte aux personnes, aux biens et/ou à
l’environnement) et d’un enjeu
(personnes, biens ou
environnement) susceptible de subir des dommages et des préjudices.
Un aléa sismique en plein désert
n'est pas un risque. A l’inverse, un événement moins important
mais survenant dans une zone à forte présence humaine peut
représenter un risque non négligeable.
La
vulnérabilité
des
enjeux est également à prendre en compte lors de l’évaluation
d’un risque. Par exemple, un bâtiment construit sur pilotis
sera moins vulnérable aux inondations qu’un bâtiment classique
au rez-de-chaussée de plain pied.
Période
de retour d’un aléa
Quand on parle de la période de
retour d’un événement, période de retour qui peut être
décennale, centennale ou millennale par exemple, qu'est ce que cela
signifie exactement ?
On pense généralement que pour un
événement décennal, par exemple, cela signifie qu’il ne se
produira qu’une seule fois en 10 ans, ou encore exactement tous les
10 ans. En réalité, il faut comprendre que, tous
les ans, ce type d’événement a une chance sur dix de se
produire. Pour un
événement centennal, ce sera une chance sur 100, et ainsi de suite
pour d’autres périodes de retour.
Mais pour un évènement décennal,
dans une période de 10 ans, ce type d’événement peut très
bien ne pas se produire ou bien se produire plusieurs fois .
Plus la période de retour de
l’événement est longue, plus l’événement est
exceptionnel, et en général, plus il est dommageable.
Le risque se définit aussi comme
l'existence d'une probabilité de voir un danger se concrétiser dans
un ou plusieurs scénarios, associée à des conséquences
dommageables sur des biens ou des personnes. Le niveau de risque se
quantifie alors par la combinaison linéaire des produits de la
probabilité d'occurrence de chaque scénario et de l'amplitude de
la gravité des conséquences du scénario associé.
Un autre risque littoral : se
cacher la tête dans le sable...
Pour conclure, on pourra
s'inquièter du déni du risque à venir justifié par le doute
nettement « climatosceptique » manifesté par un membre
du comité. Il y a encore du travail à faire pour que chacun soit en
mesure d'opérer une saine analyse critique des théses complotiste
en vogue sur le net.