L’association SEMAPHORE a pour objet de développer tout ce qui peut protéger, favoriser et promouvoir une gestion durable des espaces maritimes (Mor Braz) et côtiers situés entre la presqu’île de Quiberon et Guérande, y compris les bassins versants.
Elue au comité de bassin Loire-Bretagne, SEMAPHORE est agréée association départementale de protection de l'environnement.

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jeudi 18 juin 2015

Le SDAGE, le littoral et Sémaphore,



Le SDAGE  ( Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux)

Pourquoi Sémaphore est concerné par la consultation du projet de SDAGE 2016-2021 Bassin Loire-Bretagne 
 Ce document de planification dans le domaine de l’eau  définit, pour une période de six ans, les grandes orientations pour une gestion équilibrée de la ressource en eau ainsi que les objectifs de qualité des eaux  et de quantité  à atteindre dans le bassin Loire-Bretagne



Il propose 14 grandes orientations :
1. Repenser les aménagements des cours d’eau 
2. Réduire la pollution par les nitrates 
3. Réduire la pollution organique et bactériologique 
4. Maîtriser la pollution par les pesticides 
5. Maîtriser les pollutions dues aux substances dangereuses 
6. Protéger la santé en protégeant la ressource en eau 
7. Maîtriser les prélèvements d’eau 
8. Préserver les zones humides 
9. Préserver la biodiversité aquatique 
10. Préserver le littoral
11. Préserver les têtes de bassins versants 
12. Faciliter la gouvernance locale et renforcer la cohérence des territoires et des
politiques publiques 
13. Mettre en place des outils réglementaires et financiers 
14. Informer, sensibiliser, favoriser les échanges.

 Sur ces 14 grandes orientations du SDAGE Loire-Bretagne 2016-2021 , le chapitre 10 concerne en particulier la protection du littoral  (lien vers le chapitre 10) (doc provisoire)

Sémaphore a adressé au comité de bassin Loire-Bretagne une contribution dans le cadre de la consultation du SDAGE afin de préciser ou renforcer des moyens de lutter contre des pollutions présentés dans le projet de SDAGE. (lien vers la contribution de Sémaphore).

vendredi 13 février 2015


     250 MILLIONS DE TONNES DE DECHETS EN PLASTIQUE ACCUMULES DANS NOS OCEANS D'ICI 2025*



Les sénateurs français planchent actuellement sur le projet de loi sur la transition énergétique. Le texte prévoit d'interdire les sacs plastiques, mais également de construire une véritable filière permettant le recyclage de tous les emballages plastiques en France...
Sujet d'actualité puisque une étude* publiée aujourd'hui 13 Février dans la revue scientifique Research, nous annonce que 12 Millions de tonnes de déchets plastique ont finit dans les Océans de la planète en 2010 (soit l'équivalent de 400 000 Poids Lourds en une seule année) avec une projection d'accumulation de 250 Millions de tonnes d'ici 2025.
Patrick Deixonne, l'explorateur français des Expéditions 7° Continent, confirme l'intérêt de modifier les comportements en valorisant les déchets en plastique au maximum pour éviter qu'ils ne finissent en mer.



POUR BIEN COMPRENDRE ET DECOUVRIR LES EFFETS DE CETTE POLLUTION, PATRICK DEIXONNE VOUS INVITE A

LA PROJECTION EN AVANT PREMIÈRE DU FILM 

DOCUMENTAIRE
 DE L'EXPEDITION 7e CONTINENT MAI 2014 ATLANTIQUE NORD






MARDI 17 FÉVRIER 2015 À 18H30
                                         MAISON DES OCEANS
                                        195 RUE SAINT-JACQUES - PARIS

samedi 13 décembre 2014

Tour de passe-passe au Comité de suivi des dragages des ports EST du Morbihan



Comité de suivi des dragages : un simulacre de concertation ?


Comment échapper à une réglementation destinée à protéger l'environnement mais contraignante?
Facile, il suffit de transformer un projet de taille XXL imposant une procédure encadrée et une autorisation préfectorale, en plusieurs opérations de taille L (comme Léger), méthode parfaitement intégrée par  la Compagnie des Ports du Morbihan pour les opérations de dragage de Port Haliguen qui concernent 130 000 m3 de boues.
A l’arrivée, avec un projet présenté « à la découpe », 70 000 m3 de boues pourraient être ainsi finalement rejetés en mer, sans ces pesantes contraintes dues à l’exercice de la démocratie.

Alors que le 15 octobre 2014 le dernier comité de suivi des ports du Morbihan a étudié et validé le dragage de Port Haliguen, soit 55 000 m3  de boues destinées à être placés dans des tubes géotextiles sous les quais et 5 000 m3 de l'entrée du port devant être refoulés à l'extérieur, nous venons  de découvrir dans le document de demande d'autorisation de la Compagnie des ports du Morbihan daté de juillet 2014 que cette autorisation  concerne 130 000m3 de vases pour 10 ans. (Dossier de demande d'autorisation au titre des articles L.214A L.216 du code de l'environnement pour le réaménagement de Port Haliguen-Quiberon ).

Ce sont donc bien  le dragage  et la destination de  70 000 m3 de vases qui n'ont jamais été abordés  en comité de suivi. La demande d’autorisation n’indique d’ailleurs aucune destination pour ces boues.
 Le saucissonnage des différentes opérations décrites «  25000m3 : 2 fois » puis «entretien des fonds tous les deux ans »  permet  au maître d'ouvrage d'échapper à la réglementation (une autorisation préfectorale doit être demandée pour  50 000m3de vases).
Le schéma départemental de dragages des ports Est du Morbihan et le comité de suivi ont été mis en place en 2010 par le Préfet. Cette instance de concertation associe les maîtres d'ouvrage et opérateurs portuaires, les professionnels de la mer, les élus des collectivités locales, les associations d'usagers ou de protection de l'environnement et les services de l'état compétents. Le dossier complet aurait dû y être présenté.

Nous regrettons également que seul le résumé de l’étude d’impact nous ait été transmis et non le dossier complet que nous avons demandé à plusieurs reprises  à la Compagnie des Ports. Informations que le maître d'ouvrage ne peut nous refuser (article L. 124-3 code de l'environnement).

Dans de son courrier du 14 Août 2013, répondant à Sémaphore, Jean-François Savy, Préfet du Morbihan écrivait : « Conformément au schéma de référence des dragages, aucune autorisation ne sera délivrée sans que le projet ne soit préalablement présenté au comité. »

Sémaphore demande donc le retrait de cette demande d’autorisation et nous renouvelons notre demande de création d’un cluster  pour la recherche et la mise en œuvre de solutions alternatives au clapage en mer des boues de dragage.

vendredi 5 décembre 2014

Le nouveau SDAGE soumis à consultation

La consultation du public 2014-2015 sur le projet de Sdage 2016-2021

 Le projet de Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage) pour les années 2016 à 2021 a été adopté par le comité de bassin  Loire Bretagne le 2 octobre 2014. Il sera soumis à la consultation du public et des assemblées du 19 décembre 2014 au 18 juin 2015.
L’ensemble des avis seront analysés par le comité de bassin qui établira avant la fin 2015, une version définitive du Sdage. Comme le Sdage actuel, le Sdage 2016-2021 s’imposera à toutes les décisions publiques dans le domaine de l’eau et des milieux aquatiques.

 Dans sa délibération, le comité de bassin attire l'attention sur certaines orientations et dispositions traitant d'enjeux majeurs :
- la maÏtrise de pollutions diffuses,
- le partage de la ressource en eau disponible,
- la restauration des eaux littorales,
- la continuité écologique,
- le rôle dévolu aux commissions locales de l'eau

L'eau, les inondations, le milieu marin, quelles actions ?
Où consulter ?
www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr
volets :Eau et biodiversité, Mer et littoral, Prévention des risques
www.prenons-soin-de-leau.fr
Prendre part à la consultation ?
- Déposer un avis en préfecture
- Site wwwprenons-soin-de-leau.fr

Des Forums de l'eau sont organisés
St Brieuc le  8 janvier, Clermont-Ferrand le 13 janvier, Vierzon le 15 janvier, Nantes le 20 janvier, Le Le Mans le 5 février, Poitiers le 10 février .

jeudi 23 octobre 2014

Le PNR du Golfe du Morbihan



Bienvenue au Parc Naturel Régional du Golfe du Morbihan !

Initié en 1994, élaboré par une démarche de concertation, et classé par décret le 2 octobre 2014, le Golfe du Morbihan devient le 50e PNR de France, et après le Parc naturel régional d'Armorique en 1969, le 2e de Bretagne.
Le périmètre du Parc s’étend sur 75 000 hectares terrestres et environ 17 000 hectares maritimes, et regroupe 30 communes.
Le territoire remarquable par ses îles et presqu'îles, ses richesses naturelles et culturelles, est un espace fragile et convoité.
Pour les 12 années à venir, la charte du Parc engage la région, le département et les communes signataires à protéger et à valoriser le site par des actions :
 - faire découvrir le patrimoine du Parc et sensibiliser le public à l'environnement et au développement durable
 - mettre en œuvre le Schéma Régional du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité en Bretagne
 - veiller à la bonne qualité des eaux, identifier et limiter les pollutions sur l'ensemble du bassin versant
 - réguler l'urbanisation, préserver les corridors écologiques et le maillage bocager
 - créer un observatoire photographique permettant de suivre l'évolution des paysages
 - s'adapter au changement climatique, réaliser un bilan carbone territorial, mettre en œuvre des Plans de Déplacements Urbains (PDU)
 - valoriser les produits locaux et soutenir le développement des circuits courts
 - développer l'écotourisme, accompagner les loisirs maritimes et les sports de nature pour réduire l'empreinte écologique.

La vocation du PNR de "Préserver l’eau, patrimoine universel" rejoint la volonté d'atteindre un bon état écologique des eaux sur le territoire

mardi 6 mai 2014

Plan départemental de prévention et de gestion des déchets : enquête publique

FIN DE L ENQUÊTE PUBLIQUE DU CG 56 LE 7 MAI

Le Conseil Général du Morbihan élabore un plan départemental de prévention et de gestion des déchets du BTP.
Dans ce plan départemental, le sujet des boues de dragage est traité .
La coordination des associations du morbihan réunie a tenu à exprimer des réserves dans le cadre de cette enquête publique.
Dans le document adressé ce jour au commissaire enquêteur par les associations signataires (lien),  nous dénonçons :
- Le défaut d'information et de suivi
- Le manque de mobilisation du Conseil Général du Morbihan pour la recherche de solutions innovantes et alternatives au clapage.
- Les méthodes d'analyse et la définition des seuils retenus pour traiter à terre
- Le manque de suivi des sites de stockage ....

mercredi 19 mars 2014

Mor Braz vu par les candidats

                     Les candidats aux élections municipales prennent position pour la mer et son littoral



A  l'heure d'un pic  de pollution de l'air depuis plus d'une semaine,  des conséquences des tempêtes sur le littoral et des pollutions aux hydrocarbures; des candidats aux élections municipales se sont investis pour répondre  aux questions de Sémaphore .
D'autres réponses sont attendues et seront publiées dès réception .

-Lien vers la réponse d' une liste de Sarzeau :" Un avenir partagé "
- Lien vers la réponse de la liste :"Saint-Gildas énergie nouvelle"
http://ahp.li/7eea49f612425f11712e.pdf

samedi 22 février 2014

La coordination des associations au chevet de Mor Braz

Comme ce fut le cas lors de la contestation de l'immersion boues portuaires, du SCoT, de l'émissaire en mer...  c'est  une coordination  d'une quinzaine  d'associations et de  fédérations  qui s'est mise d'accord sur le principe et la rédaction d'un communiqué commun concernant la récente  pollution aux hydrocarbures  qui pendant la tempête s'est répandue du Finistère à la Vendée.

Ce communiqué de presse a été suivi d'un courrier commun à l'attention du Président du Conseil Général du Morbihan auquel nous demandons de porter plainte contre X .(lien vers la lettre) 

 D'autres sujets  à venir  auront bien besoin  de la  synergie résultant de cette  volonté  de collaborer et d'avancer pour défendre  un  objectif partagé,  comme le  projet de parc naturel marin de Mor Braz, qui pourrait être un outil efficace de  concertation pour préserver notre environnement. Parc naturel marin que nous appelons de nos vœux.

vendredi 14 février 2014

POLLUTION ! Communiqué de presse


Dégazages ou remobilisation de pollution…. ? Un impact durable

Avec la tempête, des boulettes d'hydrocarbure sont venues s'échouer sur le littoral de Mor Braz. Une enquête a été ouverte afin de découvrir les causes de cette nouvelle pollution, qui couvre 3 % des côtes, du Morbihan à la Vendée. Les gendarmes ont effectué des prélèvements sur la Grande Plage de Quiberon. La faune et la flore sont touchées. Trop souvent, les tempêtes sont l’occasion d’une pratique illégale : le dégazage sauvage. A cela se rajoute de fortes présomptions de remobilisation de pollutions plus anciennes.
Une cellule de crise est active à Vannes et des mesures de sécurité sont mises en place dans les différentes communes concernées. Selon le rapport de la gendarmerie il s'agit de fuel de propulsion des navires. L'accès aux plages et aux sentiers côtiers concernés a été fermé car les produits toxiques doivent être manipulés avec un équipement individuel spécifique (gants résistants aux produits chimiques, combinaisons individuelles, bottes...). Nous invitons les populations à suivre ces consignes et à prendre les précautions nécessaires en se rapprochant des communes qui transmettront les consignes adaptées.
Un impact environnemental…durable !
La question de la persistance de ces composants toxiques après le nettoyage devra être posée. Nous souhaitons qu'un suivi soit mis en place afin de surveiller leurs taux dans l'environnement et d'en déterminer les conséquences sur la faune, la flore et les activités liées au littoral.
Plus polluant qu’une marée noire
Le fuel qui souille actuellement nos côtes pourrait bien, au moins en partie, provenir d'un comportement infractionnel : le « dégazage sauvage », ce qui n'exclut pas la remobilisation de pollutions anciennes. Faute d'identification des responsables, cet événement cause souvent moins d'émoi que les marées noires, alors qu'il est à l'origine de la majorité des déversements d’hydrocarbures dans les océans.
Un délit impuni
De 1% à 3% des pollueurs par dégazage sont poursuivis. Même si les registres et les quantités de boues d’hydrocarbures des gros cargos sont surveillés, même si les amendes ont augmenté ces dernières années, les contrôles et sanctions ne sont pas encore suffisamment efficaces et il est fréquent que les navires profitent des tempêtes pour se passer des services des sociétés spécialisées et nettoyer leurs cuves à moindres frais. Les dommages causés sont durables comme en témoignerait la nature ancienne d’une partie de cette pollution et, en touchant notre environnement, ils dégradent potentiellement notre santé.
Parce que la mer n'est pas une poubelle, nous appelons le gouvernement à généraliser les modalités de contrôle exigeantes adoptées pour les grosses unités, en prenant modèle sur le Royaume Uni, en faisant appel aux nouvelles technologies tel que les clichés satellitaires et la modélisation des nappes en back tracking pour identifier ces voyous des mers, et en durcissant les sanctions appliquées aux contrevenants.
Associations Signataires : France Nature Environnement – Surfrider – UMIVEM – Sémaphore - Golfe Clair – Les Amis des chemins de ronde - Mes et Vilaine - Observatoire de Rhuys – Les amis du Parc Régional du Golfe du Morbihan - An Aod Braz – Les amis de Kervoyal - Comité de Défense de la baie de Kervoyal et du littoral Damganais - La Fédération des association de la Baie de Quiberon - Séné Nature Environnement- Ile et Vilaine Nature Environnement

mercredi 19 juin 2013

Des solutions alternatives à l'immersion des boues portuaires ?


Depuis 2009, Sémaphore se bat pour mobiliser les acteurs régionaux dans la recherche de solutions alternatives à l'immersion en mer des boues de dragage pollués.
L'immersion en mer : si elle est encore utilisée en France dans la majorité des cas elle reste la moins bonne solution au regard des risques qu'elle induit :


  • stérilisation des fonds marins
  • effets sur la faune et sur la flore de la turbidité durable de l'eau (les courants continuent à mobiliser les sédiments)
  • introduction dommageable de métaux lourds dans le milieu et dans la chaîne alimentaire (problème des seuils définis et du nombre de produits recherchés)
  • perturbation de la biodiversité …
Dans le cadre du congrès européen Eco-technologies pour le futur, Sémaphore et FNE ont participé les 5 et 6 juin  à Lille aux journées nationales sur la gestion terrestre des sédiments de dragage portuaires et fluviaux (lien programme de ces journées) .
Un défi pour le pays est lancé par le Conseil Régional du Nord Pas de Calais, Sédimatériaux et l'Ecole des mines de Douai: «  Ne plus parler des sédiments portuaires comme un déchet mais comme un produit  »
Et après la construction d'une route expérimentale réalisée en valorisant des sédiments pollués dans le port de Dunkerque , des chantiers innovateurs sont programmés. Le conseil régional du Nord Pas de Calais exprime une forte volonté d'exporter cette expérimentation de valorisation des boues portuaires dans d'autres régions.
Voies Navigables de France (VNF) s'inscrit aussi dans ce programme de recherche et d'expérimentation.
Autres expérimentations :

samedi 23 juin 2012

La qualité des eaux littorales : 3. Les zones de pêche à pied

Depuis 13 ans, on constate une dégradation continue de la qualité des eaux des zones de pêche à pied de loisirs (cliquer sur le tableau pour l'agrandir).
La réglementation relative aux coquillages (décret n°94-340 du 28 avril 1994 et arrêté interministériel du 21 mai 1999) prévoit une surveillance sanitaire des seules zones de production. Les Agences Régionales de Santé (ARS) ont comblé ce vide avec le réseau de surveillance sanitaire des zones de pêche à pied de loisir.
Ces contrôles sanitaires portent sur les moules, les huitres, les coques et/ou les palourdes dans seulement 72 sites en Bretagne .
A noter qu'en 2010, pour 65,3 % des zones de pêche à pied la consommation directe des coquillage a été interdite ou présentait un risque pour la santé.
Les analyses (lien ARS) sont similaires à celles des zones de conchyliculture :








Les résultats d'analyses et les cartes des zones de pêche à pied contrôlées (cartes Rephy d'Ifremer) sont consultables en mairie (exemple carte Morbihan du 1er juin 2012).

Les risques sanitaires :
Le mode de vie des coquillages les rend sensibles à la pollution de leur environnement.
En effet, les coquillages, et plus particulièrement les bivalves (huitres, moules, palourdes…) filtrent l’eau pour se nourrir. Ainsi, ils peuvent concentrer des polluants et jusqu’à 100 fois plus de bactéries, virus et toxines que l’eau de mer dans laquelle ils vivent ! 
Ces polluants proviennent des activités humaines qui rejettent en mer des bactéries et virus (humains ou animaux) par les stations d’épurations, les eaux usées non traitées, et les ruissellements sur les surfaces urbaines, agricoles ou portuaires. Les courants marins peuvent disperser ces polluants loin de leur lieu d’origine.
Nous reviendrons dans un prochain article sur le problème de l'assainissement non collectif (ANC) qui concerne chaque habitation non reliée au réseau collectif ("tout à l'égout") et dont la règlementation vient d'être modifiée et durcie.

(sources ARS, Ifremer)

dimanche 17 juin 2012

La qualité des eaux littorales: 1. Les zones conchylicoles

Les zones de production de coquillages vivants font l'objet d'un classement sanitaire défini par arrêté préfectoral et établi sur la bases d'analyses microbiologiques (nombre d'Escherichia coli pour 100g de chair et de liquide intervalvaire) et de dosage de métaux lourds (plomb, cadmium et mercure en mg/kg de chair humide)

4 classes sanitaires sont définies A, B, C et D (cliquer sur les tableaux pour agrandir)











Comme on le voit sur ces tableaux, il ne reste que 3 zones conchylicoles sur 124 en Bretagne autorisées à commercialiser en direct leur production, et les zones interdites sont en augmentation.
Les autres productions doivent passer au moins 48h dans un bassin de purification contenant de l'eau de mer filtrée, traitée aux ultra-violets et oxygénée.
Ce traitement est très efficace contre les E. coli mais pas sur d'éventuels virus entériques (qui sont la cause essentielle des gastro-entérites).
Sur 10 ans, 5 zones se sont améliorées, 55 sont restées stables et 64 ont subi une augmentation de la contamination.
La reconquête de la qualité des eaux est un point essentiel pour éviter la contamination et passe par le bon fonctionnement des stations d'épuration et des assainissements non collectifs, dossier que Sémaphore va approfondir.
La catégorie sanitaire (A ou B) doit en principe figurer sur les étiquettes des bourriches.

Sources : Ifremer, DREAL Bretagne

mardi 14 juin 2011

Vide grenier sous la mer
















Vendredi 10 Juin, branlebas de combat entre les pontons du Port du Crouesty pour récupérer les déchets tombés des bateaux et des quais .


Les plongeurs de Crouesty Dive Center et H2jo, tous volontaires ont récupéré des déchets petits et gros !

Dans la darse visiteurs: sacs plastiques, téléphones portable, bouteilles, lampes, tournevis, seau , signalisation du ponton V2 apparaissent dans l'un des bacs de récupération (photo 1) mais aussi une bôme de bateau d'une longueur de 5m et une plaque de fer de 1mX4m (photo 3).Dans la darse nord , au voisinage de la grande surface: des caddies, du matériel de pêche et un bac à cagettes (photo 2).
Les plongeurs signalent qu'ils n'ont pu remonter que les déchets les plus légers ou les plus récents, les autres étant enfouis en profondeur dans l'épaisseur de la vase.
Même si la situation s'améliore, il faut encore faire des efforts pour que la mer ne soit pas une poubelle
Certaines darses ont été libérées d'une partie des macro-déchets enfouis dans une vase noire, collante et nauséabonde dont on peut voir la consistance sur la plaque de fer (photo 3) et la grande dispersion dans l'eau près du caddie (photo 2).
Il faut maintenant penser au récurage du port . Ceci montre l'importance d'utiliser un dragage pneumatique à la place d'une pelleteuse mécanique sur ponton comme cela a été fait à la Trinité sur Mer . Cette méthode permettrait d'éviter la dispersion d'un nuage noir pollué dans les courants du Golfe à la sortie du port.
Gageons que les quelques hippocampes observés par les plongeurs ne résisteraient pas longtemps à ce nuage vaseux et toxique !

mercredi 8 juin 2011

OPERATION "PORT PROPRE" AU CROUESTY

Afin de faire prendre conscience à un large public de l'importance de nos comportements terrestres responsables pour préserver la mer et la qualité de l'eau, deux clubs de plongée d'Arzon : "Crouesty Dive Center" et "H2Jo"- ce dernier adhérent à Longitude 181 crée par François Sérano chef-plongeur de la Calipso- organisent ce vendredi 10 juin une opération nettoyage du port du Crouesty ( récupération des macro-déchets tombés des bateaux et des quais du port) .
Rendez-vous à 8H30 devant "Crouesty Dive Center" et à 9h devant H2J0 au Crouesty à Arzon pour les plongeurs volontaires mais expérimentés (niveau 2 avanced ou équivalent requis). Tout le matériel de plongée sera fourni sur place . Crouesty Dive Center : 02 97 53 74 74 - 1 rue du Pourquoi pas-(56) Arzon -mailto:gregory.bertho@crouesty-divecenter.fr / H2Jo : 19, quai des cabestans -Le crouesty-02 97 53 62 73 /mail : contact@h2jo.fr

Sémaphore s'associe à cette opération "port propre" qu'elle soutient et propose aux plongeurs de s'équiper d'appareils photo pour participer au concours photo qu'elle organise dans la rubrique :
Mor Braz dégradé ou insolite !

jeudi 19 mai 2011

ARTE s'intéresse aux ports propres et aux pollutions de la mer

Dans une émission quotidienne intitulée "Globalmag" sur ARTE à 19 heures 30 mardi dernier, le sujet d'actualité des pollutions de la mer a été abordé avec une série de reportages dont vous trouverez un extrait sur ce lien.

Un sujet à partir du port de plaisance de Lorient qui avec un exemple plutôt positif résume une problématique que nous défendons très fermement à Sémaphore : la mer n'est pas une poubelle.

Comme pour faire écho à notre dernière conférence organisée en début de ce mois, deux autres reportages abordent la question de la pollution des mers par le plastique, notamment en Méditerranée avec le témoignage de Bruno DUMONTET qui est intervenu lors de notre débat le 5 mai à Saint Gildas de Rhuys.

Loin d'être isolé notre combat pour la protection de la mer devient un véritable débat public, il faut ici remercier les médias écrits, radios, télévisuels qui font un travail utile, citoyen et honnête. Il n'est pas coutume de les féliciter alors reconnaissons leur mérite et leur talent pour vulgariser un thème loin d'être anodin : l'avenir de la planète.

samedi 7 mai 2011

Des intervenants intéressants à la conférence sur la mer en danger

Nous avons eu le plaisir jeudi soir d'accueillir à la conférence sur "La mer en danger" Bruno DUMONTET sur les premiers constats de son expédition en Méditerranée l'été dernier, et de Denez L'HOSTIS développant un point de vue plus global sur l'état de la pollution marine.

A la lumière des réactions du public nous avons contribué à sensibiliser à cette cause mondiale de protéger la mer des multiples agressions qu'elle subit de manière croissante.

Nous avons pu croiser ces points de vue avec nos réalités locales grâce au film de l'association Golfe clair et les témoignages recueillis notamment de l'ostréiculteur Yvonnic JEGAT. Sans oublier le montage de nos amis de la presqu'île de Guérande (lien) agrémenté d'une chanson pour clôturer notre soirée.

L'appel lancé par la vice présidente de Sémaphore a mis en évidence que localement nous pouvons faire avancer cette cause d'une mer plus respectée avec l'urgence d'avoir des ports propres.

lundi 2 mai 2011

"La mer en danger : les déchets en mer"

Conférence débat organisée par Sémaphore le jeudi 5 mai à 20 heures 30
salle des fêtes de KERCARADEC à Saint Gildas de Rhuys

- La mer est confrontée à de multiples agressions croissantes qui à 80 % viennent de la terre.
- La population du littoral augmente et se concentre dans des zones urbanisées.
- La mer reçoit les rejets des activités humaines terrestres : déchets, eaux pluviales, stations d'épuration...
- Par ailleurs, les activités maritimes notamment les transports et la navigation génèrent aussi des nuisances...
La biodiversité marine et les activités basées sur les ressources de la mer souffrent de ces atteintes à la qualité des eaux et des fonds marins.

Pour aborder toutes ces questions nous avons réuni pour cette conférence :
- Bruno DUMONTET chef de l'expédition Méditerranée en danger qui nous donnera les conclusions des analyses de scientifiques sur la dégradation constatée des masses d'eau de cette mer remarquable.
- Yvonnic JEGAT ostréiculteur dans le golfe du Morbihan qui témoignera sur une aire maritime que nous connaissons bien.
- et Denez L'HOSTIS administrateur de l'Agence des aires marines protégées au titre de FNE qui abordera les moyens et les dispositifs mis en place afin de conserver ces milieux marins.

Bien entendu cette soirée sera l'occasion d'échanges avec la salle sur ce dossier important de la mer en danger.

Ne manquez pas ce rendez-vous et parlez-en autour de vous.